M. : Parce qu’il n’y a pas de boulot... Ici, il n’y a plus rien ici. Ici, à 50 km à la ronde, tu ne trouves pas de boulot du tout. C’est un peu dommage, mais ici, il n’y a plus rien du tout. Les entreprises qui meurent comme cela, cela ne redonnera plus de boulot. Je te dis, au début du siècle 1000 ouvriers, en dernier, on s’est retrouvé à 30.
Mme : Et cela a fait beaucoup de mal, la destruction.
M. : Y’en a qui se sont suicidés.
Mme : Il y en a pas mal de suicidés.
M. : Oui, pas mal de suicidés…
Mme : Et le bruit, hein, le bruit, c’est vrai que cela manque... C’est trop calme ici. Avant il y avait toujours du bruit, mais maintenant, on n’entend plus rien... C’est comme cela.
Mme : Toujours le bruit des machines, pis les gens. Tandis que maintenant, c’est un patelin... Pff.
M. : Maintenant, c’est un machin-dortoir.
M. et Mme D.
Entretien du 12/04/2010